Haïti, petit pays tropical d’un peu plus de huit millions d’habitants,
pays à l’histoire courte, forte, tragique, s’est forgé une identité
que traduisent bien les créateurs qui y vivent autant que ceux
de la diaspora. Les blessures de l’histoire, le « colorisme »,
le Vaudou, les traditions africaines, la femme, la vie populaire
et paysanne, le déracinement et l’exil, l’engagement sont autant
de thèmes traités par les écrivains haïtiens, et portés, comme
le disait Alejo Carpentier de la littérature latino-américaine,
à laquelle la littérature haïtienne se rattache, par
« le goût des images violentes et d’une écriture virtuose, tropicale ».