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Sécheresse
Roman, Nouvelle, Poésie, Essai, Théâtre
Sécheresse
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17.10 €
Sécheresse
de
Gérard Chenet
Théâtre poétique
éditions La Cheminante / Collection La Cheminante plein champ
14 x 21 cm / 86 pages / couverture avec rabats / ISBN : 9782917598290
Découvrir l'auteur :
Gérard Chenet
Lire le texte de
Julien Delmaire sur
Sécheresse
Présentation de Sécheresse :
Le rythme de l’art bat au pouls de l’univers.
L’univers répercute ses rythmes au cœur
de tout et singulièrement dans l’art.
Ce dernier permet à l’homme dès l’origine
d’interroger les dieux et de faire écho
à tous les questionnements existentiels.
Gérard Chenet, natif de Haïti et résidant
au Sénégal, est intimement persuadé
que dans la quête de l’harmonie,
en exprimant la dynamique rythmique
universelle, tout humain recèle en lui
une capacité de création artistique.
Cependant, si cette puissance conférée
à l’humain vient à manquer d’une dimension
affective et spirituelle, elle court toujours
le risque d’être dévoyé au profit d’un tyran.
C’est le sujet de Sécheresse qui montre
merveilleusement cette ambiguïté de l’art,
quand le pouvoir cherche à s’emparer de
la puissance poétique et oratoire,
pour imposer sa voie unique.
Passion du pouvoir indifférente
au dénuement absolu des individus.
Empreinte d’une grande spiritualité,
Sécheresse
est plus que jamais d’actualité
au moment où de nombreux pouvoirs
vacillent à l’horizon des rêves des peuples.
Création d’une âme vivant au rythme des étoiles,
l’envoûtement est au rendez-vous de
cette magnifique pièce de théâtre
.
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L'origine de
Sécheresse
:
Nous venons au monde avec nos peurs
et nos frustrations enfouies au plus profond
de notre inconscient. À l’orée de notre existence,
d’autres impressions induites par l’environnement,
des tendances, des fantasmes s’ajoutent à celles
que nous charrions dès la naissance.
Elles se combinent pour se muer en nos obsessions.
Ce sont nos névroses de base qui conditionnent
notre vie depuis l’enfance et à partir desquelles,
nous voulons grandir et mûrir en les évacuant.
Ceci, grâce à un effort d’accéder à la vacuité,
à un estompement de l’ego obtenu par un effet
de la concordance rythmique. Grâce à l’attention
et la concentration précisément, que nous
impose l’exercice rythmique de l’art.
En toutes ses manifestations, la nature témoigne
du phénomène de la concordance des rythmes.
Nous prolongeons ces rythmes et les coordonnons
dans l’art à l’image de notre nature biologique,
du règne végétal, de l’univers sidéral.
Le rythme est en tout.
Et la concordance universelle des rythmes
se trouve être le moteur de la vie.
Sa représentation dans l’art est une mise en scène
de nos fantasmes et névroses.
Cette mise en lumière s’exerça en verbe poétique
et traditions orales en arts lyriques, chorégraphiques
et visuels à l’origine des religions.
La concordance des rythmes se révèle
comme le principe premier de l’Art
d’où découle religion et pouvoir.
Dans la pièce qui suit, le poète dira :
À se faire gloire de ses malheurs,
la souffrance proférée s’évacue d’elle-même.
Nous arrivons ici à la source du mythe.
Nos représentations névrotiques réifiées et glorifiées
se personnalisent ; se trouvent divinisées sous
l’apparence d’entités mystiques : le dieu de la mort,
la déesse de l’amour, le divin Maître du Verbe,
jusqu’au Capitaine Mâchefer, le monarque
absolu et despotique.
Le poète dira de lui :
Qui se hasarde à diviser l’indivisible
Dissipe l’attention de ses voies de clarté
Soumet l’humanité à cette transmutation
d’espèces et d’identité
Et plus loin vers la fin :
Le diable m’emporte de compter
sur le pouvoir dérobé à la poésie
D’où le conflit entre le poète et le pouvoir absolu,
l’aspiration du couple à l’unité cosmique,
la difficulté pour le peuple, le collectif à se soulager
de la rigueur de l’existence pour accéder
à l’humanisation spirituelle.
Nous y arrivons cependant, grâce aux rituels
rythmiques : les cérémonies vaudou, l’hypnose
thérapeutique, l’art thérapie, l’écriture poétique,
le théâtre poétique...
Je n’en dis pas plus.
Gérard Chenet
Revue de presse de Sécheresse,
joué dans le Sud-Ouest et à Paris
"Images de Sécheresse" est un superbe poème dramatique
où la force du verbe est magnifiquement prise en charge
par l’ensemble
des comédiens. Les mots trouvent un contrepoint
très fort dans les rythmes de danses rituelles utilisées
comme métaphore et surtout dans la musique de la flûte peuhl
sous les doigts magiques et avec le souffle inspiré de Samba Diallo.
Entre cauris, bâtons, flûte et comédiens s’organisent un dialogue
et des déplacements qui, avec une très belle lenteur,
mettent en image la poésie très dense.
La tradition africaine du conte, l’usage du wolof, son irremplaçable
structure rythmique, les rites d’exorcisme et de transe africaine
et vaudou ne sont pas ici des traces dégradées en folklore,
mais des outils vivants qui permettent aux scènes,
ponctuées de noirs très forts, de dérouler leur faste poétique.
C’est un authentique poème qui interroge les hommes
sur les rapports délicats entre l’équilibre social et l’équilibre naturel."
Philippe ROUYER
Acteurs
"Il est des soirées à marquer d’une pierre blanche,
parce qu’elles constituent des moments privilégiés.
C’était le cas, mardi, pour celle qui a été donnée
par La Vache cruelle. Le spectacle interroge et interpelle.
D’une grande beauté plastique, il a véritablement touché
le public venu nombreux au Palace."
Chantal GIBE
Journal Sud-Ouest
S’il ne donne pas de réponse, le texte de Gérard Chenet,
mis en scène par Pierre Orma, est tout de même porteur d’espoir :
parce qu’il suppose une prise de conscience, parce qu’il lutte
avec des mots et des images de choc contre l’inexorable
drame du Sahel. Parce qu’il est porté avec ferveur.
Catherine DARFAY
Journal Sud-Ouest
Lire aussi les autres livres de Gérard Chenet :
Poèmes du village de Toubab Dialaw
, poésie
Transes vaudou d'Haïti pour Amélie chérie
, roman, L'Harmattan Sénégal
El Hadj Omar La Grande épopée des Toucouleurs
, L'Harmattan Sénégal
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