Présentation de l'ouvrage
Il était une fois, l’Homme…
Histoire du premier pas de l’homme ou de la femme
qui s’est levé(e) et a marché pour la première fois de l’humanité.
Conte de la création à l’état naissant sous la plume harmonieuse
de Brigitte Costa-Léardée – la Paroleuse – qui invite à poursuivre l’aventure.
Histoire de la vie qui suit son chemin obstinément, silencieusement,
en gardant la trace de nos pas.
Y souffle un chant tellurique et solaire qui transmet
la force de rester debout et de continuer à marcher… Ensemble.
En écho, y résonne une des sources d’inspiration de la conteuse :
l’âme et le rythme de la biguine et de la flûte des Mornes
de La Martinique.
PETITE GÉOBIOGRAPHIE DE BRIGITTE COSTA-LÉARDÉE
Et je sais de source sûre, que nos vies, la mienne, les vôtres, les nôtres, les autres, toutes les vies sont des romans avant même d’avoir été écrits.
L’essentiel n’est pas de « faire » mais d’ « être » et d’accomplir ce pour quoi nous sommes venus sur cette terre, c’est-à-dire notre légende personnelle. »
Hyères-les-Palmiers où elle voit le jour distille en elle la musicalité de l’accent chantant provençal, love dans son cœur la chaleur bienveillante de la Méditerranée et l’appel aux voyages.
Le nom de famille de sa mère « Massabo » indique de probables origines italiennes avec dans le mythe familial paternel la présence d’un Oncle d’Amérique fondateur d’une ligne de bateau la « Costa Line »… La Provence, l’Italie, l’Amérique sont déjà promesse d’un ailleurs qui ne tarde pas à s’imposer à elle.
En 1986, fait unique en France, la ville de Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne l’embauche comme conteuse et lectrice à haute voix par l’intermédiaire de sa médiathèque qui venait d’être inaugurée. Elle fait profession d’un talent certainement hérité de son arrière-grand-mère qui était une excellente conteuse.
La Cheminante
Le texte commence par :
« Il est petit tout petit petit
C’est un homme debout… »
Et nous prenons conscience dès les premiers mots de notre fragilité et de notre force. Les mots poétiques, puissants dans leur simplicité, nous prennent par la main pour revivre ce qui nous a échappé avant de venir au monde.
« Rien n’était vu ou à voir puisque rien ni personne n’était là pour y voir. »
L’auteur devient notre guide apaisant, nous fait prendre conscience de l’étendue infinie de la vie. Elle nous fait relativiser les embûches de notre existence, « nous sommes si petits »!
Anne-Marie
« La marche de l’Homme » est un magnifique conte fondateur avec l’élégance du Petit Prince .
« En ce temps-là je mis plumes et poils, fourrures, duvets, écailles je fus tigré, uni, rayé, tacheté, moucheté, chamarré… »
C’est beau et simple, limpide comme de l’eau de roche, rafraîchissant…
Et l’homme avança . Il dut laisser parfois sa peau accrochée aux épines mais il avança , « la peur aux trousses » laissant derrière lui les morts… Pour écrire la page blanche de l’humanité.
Cette légèreté, cette vie d’avant la vie sont douces, lumineuse, pleine d’espoir.
Vive les poètes !